Le Parc

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En plus d’Alonissos même, quatre îlots principaux (Pelagos, Gioúra, Psathoura et Pipéri) ainsi que 22 îlots inhabités et des affleurements rocheux composent le Parc national marin, au nord de l’île. Vous y verrez (peut-être) des goélands d’Audouin, des cormorans huppés, des dauphins et des phoques moines. Ces derniers ont bien failli disparaître à cause de la pollution, de la surpêche et autres activités humaines. La création du Parc national marin et d’associations privées a permis d’enrayer ce processus et de maintenir une petite colonie que vous aurez peut-être la chance d’observer.

un peu d’histoire

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La nécessité de protéger le phoque de la Méditerranée était le motif de créer le parc marin. Les efforts ont commencé en 1983 par la signature de l’accord entre le Ministère de l’Environnement, de l’Équipement et l’ Union Européenne concernant la réalisation des recherches initiales dont le but était d’estimer la valeur environnementale de la région. L’espace du parc est idéal et contient un écosystème méditerranéen naturel, très harmonieux et équilibré. Les cavernes sur la terre, les stalactites, les stalagmites, les cavernes du bord de mer et sous-marins ont un intérêt non seulement esthétique mais aussi biologique. L’évolution géologique et biologique des Sporades du Nord a ses origines aux temps préhistoriques, où les îles existantes constituaient une presqu’île unie avec le mont Pélion.

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Le phoque de la Méditerranée (monachus-monachus) est aujourd’hui menacé de disparition et sa population connue est la plus grande de Méditerranée. La flore et la faune des îlots déserts sont idéales pour les besoins de nourriture du phoque et consistent les conditions propres à sa reproduction.

L’îlot de PIPERI est l’abri naturel pour le phoque et c’est pourquoi l’approche à moins de 3 miles nautiques est interdite. L’approche n’est permise qu’aux groupes de recherche qui ont une autorisation spéciale. Les îlots déserts au S.-E. d’Alonissos sont un paradis pour la vie sauvage. L’îlot de Ghioura est un paradis botanique pour des fleurs et espèces rares. Il y a aussi l’espèce rare de bouquetin. Sur les rochers de l’îlot de Skantzoura on trouve une espèce rare de faucon.

À Gherakas (coté nord d’Alonissos) on rencontre les installations dont le but est d’abriter les activités de recherche dans l’espace du parc marin. La fonction du parc marin, la surveillance de la région, outre la protection du phoque monachus-monachus et des autres espèces rares, contribue à la création d’un environnement touristique d’exception.

Ecosysteme

Les zones maritimes du parc sont un refuge idéal pour de nombreuses espèces de faune et de flore terrestres et marines en voie de disparition .

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Les îles sont couvertes de forêts de conifères méditerranéens comme le pin, maquis d’arbustes tels que le raisin d’ours, des cèdres nains, ainsi qu’une large variété d’espèces.
La superficie du parc est un habitat important pour de nombreuses espèces de poissons (environ 300), d’oiseaux (plus de 80 espèces), les reptiles et les mammifères aussi. Le phoque moine (Monachus monachus), le corail rouge (Coraliu mrubrum), le faucon d’Eléonore (Falco eleonorae), Le bouquetin (Laru saudouinii), le cormoran huppé (Phalacrocorax Aristotelis) et le Gyaros bouquetin (Capra aegagrus) sont quelques-unes des caractéristiques d’espèces rares présentes dans la zone. Parmi les oiseaux qui vivent dans le parc il y a l’aigle de Bonelli (Hieraetus fasciatus), le cormoran (Phalacrocorax carbo), le Goéland argenté (Larus cacchinans) ou Le Martinet noir (Apus apus et Apus melba). Les espèces les plus communes de dauphins et de baleines sont le dauphin commun à bec court (Delphinus delphis), le dauphin bleu et blanc (Stenella coeruleoalba), le grand dauphin (Tursiops truncatus), Le grand cachalot et la baleine de Cuvier.